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Evénements

500 milles √† bord de Kerlann Challenger Micro 2000 Export- juillet/ao√Ľt 2009



Récit de croisière

a) Petite présentation

Je suis breton. J’ai passé mon enfance à La Rochelle. J’habite depuis de nombreuses années loin de la mer. J’ai 53 ans. Je fais de la voile depuis plus de quarante ans. J’ai démarré en dériveur léger, en double ou en solitaire. A titre personnel, j’ai eu plusieurs voiliers. Successivement :

· Un Ecume de mer, quillard de 8 mètres ( Finot / Mallard ) : « Melpomène »

· Un Drascombe Longboat Cruiser, dériveur à cabine de 6,60m, so british !, « Diablotin »

· Un Kelt 5,50 , bateau le plus proche du challenger micro ( Ollier / Kelt ), »Diablotin II »

· Un Cabernet, dériveur classique de 7,35m ( Harlé / Aubin ), « Rackam »

· Un Armagnac, quillard de 8,50m ( Harlé / Aubin ), « Jonathan »

· Un Pirmil, réplique des petits bateaux de pêche de Loire ( Canotage de France ), «  Al Louarn »

· Un Skellig 2 ( Beley / Plasmor ), « Rackham »

·  Et enfin, un Challenger micro 2000 ( Gaubert / Chantier naval azuréen ), « Kerlann ».

Mon terrain de jeu privilégié a été entre la Bretagne sud et l’Espagne. En équipage, familial ou amical, ou en solitaire. Généralement entre avril et octobre.

b) Les préliminaires

Le bateau est neuf.  C’est le 23ème micro challenger 2000. Il a été livré, par la route, à La Rochelle, le 5 juin 2009 au soir, par Gaël Giraud, de Mini Croiseur Diffusion.

J’ai effectué un certain nombre de bricolages* en vue de la croisière que j’envisage d’effectuer cet été.

La première mise à l’eau s’effectue le vendredi 26 juin, avec un vieux copain, au port des Minimes.

Ballade jusqu’au vieux port d’Ars-en-Ré. Nuit à bord. Retour tranquille le lendemain par petit temps. Alternance voile et moteur ( ce dernier, un 4cv arbre long, me semble parfait ).

Le bateau est remis sur sa remorque*le dimanche 28 juin.

c) De La Rochelle à Pont-Aven et retour

Pour diverses raisons, les équipiers envisagés n’ont pu se libérer. Je vais donc faire ma ballade en solitaire. J’ai l’habitude. J’aurais aimé avoir un équipier. Dans le même temps, je sais que j’ai envie de faire des étapes un peu longues, qui ne conviennent pas à tout le monde. Et puis la navigation en solitaire n’est-elle pas la meilleure façon de découvrir son bateau ? Alors, profitons de cette déconvenue pour naviguer à ma guise !

1. Mardi 21 juillet

Mise à l’eau aux Minimes.

Avitaillement et derniers préparatifs.

Remisage de la voiture et de la remorque en lieu sûr.

Nuit à bord, au ponton d’accueil.

2. Mercredi 22 juillet

Départ à 5h40 : il ne faut pas attendre la renverse pour passer le passage resserré, entre le continent et île de Ré, sous le pont.

Petit vent de SO force 2B. Essai du spi dans le pertuis breton. Après quelques réglages, ça fonctionne bien. Le bateau avance très bien.

Le vent vire au NE, mollit puis tombe alors que je suis proche des Baleines. La mer est formée. Les voiles claquent. Moteur pendant une heure.

A nouveau sous GV et génois par vent léger de NE.

La météo, captée à la VHF, est mauvaise : pluie et vent fort annoncés.

Les averses se succèdent.

20h : arrivée aux Sables d’Olonnes. Dîner à terre et nuit à bord : la croisière a vraiment démarré.

3.  Jeudi 23 juillet

Temps maussade, pluvieux et venté. Je reste aux Sables.

J’en profite pour tailler les garcettes de fixation du taud de soleil ( et de pluie ! ), et régler les bouts de retenue du tangon, nettement trop longs.

Le confort apporté par le taud quand il pleut est très appréciable : on peut vivre dans un espace agrandi, capot et descente ouverts. J’imagine que c’est pareil sous le soleil !!!

La météo n’est pas enthousiasmante : SO 5B à 6B, virant O 4b à 5B.

4.  Vendredi 24 juillet

Je tente une sortie malgré un vent assez fort et une mer formée.

Sortie à 8h30.

Vent de NO force 4 à 5. GV + génois roulé.

Après 1h30 de navigation, je suis à la Petite Barge.

La mer est trop creuse pour envisager une longue étape. Le bateau se comporte de façon très sécurisante mais il n’est pas raisonnable de persévérer. Demi-tour.

Je m’aperçois que le feu de mat a du jeu, de plus en plus ! zut alors !

Retour aux Sables.

Les gros nuages noirs se succèdent. Eclairs, tonnerre, vent fort, pluie forte : je ne regrette pas d’avoir fait demi-tour !

Je repère un endroit du port où la passerelle domine largement le ponton de sorte qu’à marée basse j’aurai peut-être une différence de niveau suffisante pour réparer mon feu de tête de mat sans avoir à démâter. Après un gros grain orageux, je me présente à l’endroit en question à pleine basse mer.

Ouf, bien vu ! la tête de mat est à bonne hauteur ! Je l’attrape avec la gaffe et la fixe par un bout à la passerelle pour bricoler tranquillement. Le problème vient de la platine fixée en tête de mat par deux boulons, dont l’un a du jeu. Je consolide sans conviction avec du fil à surlier.

Dans l’après-midi, je monte des lazy-jacks (ça complique un peu la manœuvre pour hisser la GV ou mettre le taud de soleil mais ça simplifie énormément l’affalage, surtout en solitaire).

Le vent a molli. La météo prévoit une tendance à l’accalmie.

21h30 : j’appareille !

A la sortie du chenal, le vent est de ONO, 4B.

Premier bord WSW jusqu’à 0h15, GV haute et quelques tours dans le génois.



5. Samedi 25 juillet

Virement de bord à 3h. Point GPS. Très peu de bateaux en vue ( pêche ou plaisance ).

7h40 : le vent tombe complètement. L’île d’Yeu est bien visible sur bâbord avant. Houle assez forte.

Je démarre le moteur pour ne pas être ballotté par la houle.

14h30 : déjà 7h que je suis au moteur ! Heureusement, il tourne comme une horloge suisse ! On distingue les Piliers ( au nord de Noirmoutier ) sur tribord avant.

15h30 : ouf, un peu de vent. Arrêt du moteur. Vent arrière à petite vitesse vers Les Piliers.

18h30 : mouillage en limite extérieure de la zone de mouillage du Bois de la Chaise.

Petit dîner à bord et … à dodo après cette nuit blanche.

6. Dimanche 26 juillet

J’ai rendez-vous ce soir à La Turballe avec un cousin, Benoît, qui navigue sur un 6,50m.

8h : à déraper. L’ancre est propre. Super !

Vent très léger et beau soleil. Navigation essentiellement à la voile.

11h – 11h30 : traversée du chenal d’accès à Saint-Nazaire. Plusieurs grands navires sont mouillés dans la zone d’attente.

Un peu de moteur pendant deux heures.

14h45 : je passe tranquillement la pointe du Croisic.

15h15 : arrivée à La Turballe.

Dîner à terre avec Benoît. Nuit tranquille au ponton.

7. Lundi 27 juillet

12h : Benoît appareille. Le vent est frais : NO 5B. Je n’ai guère envie de partir pour une longue étape de près dans ces conditions. Le bateau tiendrait le coup, mais il n’est pas fait pour ça et le skipper devrait supporter de longues heures inconfortables et humides qui ne le tentent pas !

Journée ballade et lecture à La Turballe.

Décidément, cette année, c’est l’alternance entre trop de vent et pas assez de vent !

8. Mardi 28 juillet

Le vent a molli.

Je décide de partir et de passer par le sud d’Hoëdic avant de remonter vers le nord ouest.

Départ à 8h15. Vent léger de sud. Bâbord amures au bon plein / petit largue, cap sur les Cardinaux.

12h15 : à raser la bouée sud « le chariot », après avoir passé les Cardinaux. Encore une fois, je constate que le challenger micro 2000 est un vrai bon petit bateau.

15h : envoi du spi. La houle importante rend sa tenue difficile.

16h15 : affalé le spi. Vent SSW 2 à 3B.

Cap sur Groix pour que les voiles portent bien. J’envisage d’aller dans la Laïta.

La météo, captée à 19h15, n’est pas encourageante : SSW 3B à 4B virant progressivement NW 5 à 6B avec rafales ! Mieux vaut trouver un abri et pouvoir débarquer. J’oblique vers Lorient.

20h15 : passage de la forteresse de Port Louis.

21h : amarrage dans le port du centre ville.

Dîner à terre. Le vent est tombé.

9. Mercredi 29 juillet

Journée tranquille à Lorient. Quelques courses pour avitailler.

Le festival inter celtique n’a pas démarré ( hélas ! ).

10. Jeudi 30 juillet

Le temps s’est calmé.

8h45 : sortie de Lorient. Vent NO force 3B à 4B. GV et quelques tours dans le génois.

A tirer des bords !

Je croise Tara, au moteur, qui croise dans les parages.

Un peu après, je croise BELEM, toutes voiles dehors plein vent arrière, qui fait route vers Lorient.

Je suis bâbord amures, au près serré. Force 4B. Bon clapot. Kerlann marche tout seul barre amarrée, avec un bout de retenue de barre au vent et un sandow sous le vent. Le pataras est souqué pour bien tenir l’étai. J’ai pris un ris* dans la GV et constaté que cette manœuvre était aisée. Je marche aussi bien, en cap et en vitesse, que des bateaux nettement plus importants, sans chocs dans les vagues et avec très peu d’embruns.

Je croise Pen Duick III, puis Pen Duick, couvert de toile, cap au SO.

15h : virement de bord près de Doëlan. Un ris dans la grand voile.

Zut de zut : le feu de mat recommence à avoir du jeu … de plus en plus. Je vais être obligé de faire escale !! Encore !

16h30 : la latte de pataras casse et le pataras tombe à l’eau, derrière le bateau ! Je vais devoir m’arrêter rapidement, avant que les dégâts n’empirent. Je grée la drisse de spi en guise de pataras puis décide d’abattre un peu vers l’Aven. J’affale la GV et grée la drisse de GV en second pataras.

17h : entrée dans l’Aven sous génois. Il faut que je trouve un endroit pour réparer, donc un endroit pour descendre puis remettre le mat en place.

Pendant la remontée de l’Aven, à la voile puis au moteur à petite vitesse, je cherche un endroit propice, c’est-à-dire un endroit où je puisse échouer le bateau et disposer d’un surplomb suffisant pour démâter et remâter seul. Je vais jusqu’à Pont-Aven. Il n’y a pas beaucoup d’eau : la marée est presque basse. La hauteur et la disposition des quais ne permettent pas d’envisager l’opération projetée. Pas de grue. Demi-tour. Ai-je touché le fond avec le safran ? Je n’ai rien senti. Toujours est-il que le safran* remonte en pivotant et que je vois que le croc de retenue du safran est dessoudé !

Je joins au téléphone Gaël Giraud, patron de Mini Croiseur, avec lequel je m’entretiens de mes déboires. Il me donne le téléphone du patron du chantier C.N.A. et l’appelle directement.

En dirigeant le bateau au moteur, je remonte la ria et m’approche d’un gros rocher repéré lors de la remontée. Mouillage secondaire à l’arrière … à mollir pour s’approcher d’un petit rocher proche du gros ; mouillage principal à l’avant. Au fur et à mesure que la marée descend, j’avance le bateau pour qu’il s’échoue, dans une vase noire mais heureusement sans odeur, à quelques centimètres du petit rocher.



11. Vendredi 31 juillet

1h : ça y est : échoué au bon endroit. Au lit !

6h30 : lever. Il y a du pain sur la planche ! Le bateau est échoué pour quelques heures.

Résumé des dix heures qui suivent :

· Petit tour à terre – sans tomber dans la vase ! - pour m’assurer que je peux débarquer, monter sur le gros rocher, passer la chaîne d’ancre pour y mailler une poulie dans laquelle je passerai une retenue de mat,

· Retour à bord pour retirer génois, GV, bôme, mollir les haubans, fixer le tangon entre les deux balcons arrières, passer l’axe à travers le mat et les jumelles,  et préparer le démâtage,

·  Débarquement acrobatique à terre sur le rocher, fixation de l’ancre dans une anfractuosité, passage de la chaîne sur le rocher, maillage de la poulie et du bout de retenue ( drisse de spi rallongée ),

·  Retour à bord. Petit café.

·  Démâtage : la drisse de spi passe par la poulie, revient au winch via le davier.

·  A mollir : le mat bascule gentiment en arrière. Réception sur l’épaule. Flexion des jambes. Le mat repose sur le tangon. OUF ! première étape terminée.

·  Enlever l’axe de rotation du mat et avancer autant que possible mat et enrouleur de façon à accéder à la tête de mat depuis l’arrière du cockpit,

· Démonter le feu de mat et son support pour accéder à la platine,

· Bricoler avec les moyens du bord, hélas très limités. Contrairement à mes habitudes, je n’ai ni sikaflex, ni boulons variés, ni perceuse. Juste du fil à surlier et de la toile adhésive ! C’est une erreur de jugement : sur un bateau neuf, il faut emporter des outils, et c’est l’inverse que j’ai fait ! Je sais que ma réparation ne tiendra pas, mais elle me permettra de sortir de l’Aven et de trouver un endroit plus propice pour réparer efficacement,

· Monter un double pataras (sans latte) sur l’axe, indemne, en utilisant l’ancien pataras,

11h30 : C’est fait. Arrive le moment redouté : le mâtage ! Pas le temps de souffler : le flot arrive.

·  Je raidis la drisse au winch … grâce à l’angulation permise par le rocher, le mat se soulève … et part sur bâbord. Je le repose en vitesse. Heureusement que j’ai monté les jumelles qui préservent le pied de mat !

·  Un petit bout de retenue latérale non raidi … quelques tours de winch … le mat commence à monter … je bloque la drisse pour mieux positionner l’enrouleur de génois, mollis le bout de retenue, quelques tours de winch supplémentaires … à nouveau s’occuper de l’enrouleur … quelques tours … le mat est désormais à 45°, la tension sur la drisse est plus faible … encore quelques tours au winch … ça monte sans problème … le pied de mat se positionne … c’est bon !!!

· Je fixe les lattes de l’enrouleur, raidis les haubans et vais à terre pour démonter mon système de rappel et ramener l’ancre.

13h30 : le bateau flotte.

J’ai remis à poste le génois, la bôme, la GV, les drisses, les écoutes … et il y a un problème : impossible de raidir l’étai ! je mets une demi-heure pour comprendre, documentation technique à l’appui, que j’ai oublié de fixer l’étai avec les lattes de l’enrouleur ! résultat : la cosse d’extrémité de l’étai est rentrée dans l’enrouleur où elle s’est solidement coincée !

J’en ai marre !

Pas moyen de récupérer l’extrémité de l’étai !

Enlever le génois à nouveau, démonter l’enrouleur (sans clés allène !), passer une garcette, tirer, pousser, tirer, jurer, pester, tirer … ça vient !!!

Refixer l’enrouleur et l’étai, remettre le génois, contrôler le bon enroulement …

16h30 :  La marée descend. Il faut partir.

Reste à réparer les crocs de retenue du safran.

J’ai réussi à prendre une météo : pluie et vent fort prévus pour demain. Il n’y a quasiment plus de vivres à bord, sauf le stock de pâtes et de riz toujours présent pour le cas où … c’est pas beau les vacances ?

Je me dirige au moteur vers un endroit plus sympathique (j’en ai marre de mon gros rocher) et m’échoue sur une belle rive vaseuse.

18h : je sors le safran. Une soudure de retenue du croc a lâché. Je peux réparer provisoirement avec du petit bout. Je suis persuadé que cette réparation tiendra … contrairement à celle du feu de mat.

21h30 : je m’endors, en compagnie des mouettes qui piaillent comme si  elles pensaient que j’avais plein de bonnes choses pour elles à bord …

12. Samedi 1er août

Compte tenu de la météo, je décide de passer la journée à Pont-Aven.

Réveil à 7h30. Pluie battante. Bateau échoué.

Dérapage à 11h50.

12h30 : amarrage au quai de Pont-Aven. Déjeuner sur le pouce. Un peu d’avitaillement.

16h : la pluie cesse. Visite de la ville. Quelques très belles galeries de peinture.

13. Dimanche 2 août

Attention à ne pas louper la marée descendante !

Lever à 7h30. Démarrage immédiat. Amarres larguées. Demi-tour un peu large car la quille et le safran sont relevés … le bateau racle un peu … ECHOUE à 15 mètres du quai ! pas moyen de déséchouer ! vite, je grée le tangon à bâbord et la gaffe à tribord pour éviter au bateau de se coucher ( à la réflexion, en sautant à l’eau, j’aurais peut-être pu remettre le bateau dans le lit de la rivière mais l’eau était noire et je ne voyais rien ). Rapide calcul de marée ( bien entendu, c’est le jusant ! ) : j’ai quatre heures devant moi avant de pouvoir bouger ! Je termine la lecture de Seule la mer, d'Isabelle Autissier et attaque Désert, de J.M. Le Clézio. La ville est en fête … musique et saucisses grillées … et je suis planté comme un c.. .

M. Gachon, le patron de C.N.A., m’a appelé et donné tous les conseils et explications pour les petites réparations que j’ai à faire. Il m’envoie les pièces de rechange à l’adresse que je lui indique, aux Sables d’Olonnes. Pour sûr, il connait le bateau par cœur et sa compétence est impressionnante.

Gaël s’est assuré que le S.A.V. fonctionnait, même un dimanche. Ca fait plaisir.

11h45 : le bateau flotte. Il n’y a pas beaucoup d’eau.

Je vais au ralenti m’échouer un peu plus loin en attendant que la marée soit plus haute.

13h15 : Je quitte mon coin de vase.

14h : sortie de l’Aven. Vent OSO 3B. Le bateau avance bien, 4 à 5 nœuds sans forcer.

17h45 : pointe sud de Groix.

18h : on aperçoit Belle-Ile au loin, sur l’avant tribord.

19h15 : météo : nuit : SO 2à3B, devenant 4B. Pluies. Demain : 3à4B en sud Loire.

Rien d’alarmant. Je décide de continuer ma route de retour.



14. Lundi 3 août

1h30 : vent OSO 3B. Passé Houat, puis Hoëdic.

3h45 : Le Four ( F I 5s ) bien visible sur bâbord arrière. Pluie. Quelques dauphins, qui disparaissent rapidement.

7h10 : point GPS : 47°09,10N ; 2° 40,25W

8h35 : vent O 4B. Le bateau marche vite et j’ai l’impression d’être dans un bateau nettement plus grand : les vagues sont passées en souplesse ; pas de coups de gite intempestifs ; vitesse régulière ; pas d’embruns ; réglages faciles … Hélas, ce satané feu de mat bringuebale de plus en plus et va m’obliger à m’arrêter à nouveau.

Je réduis la toile pour diminuer – ou rendre plus doux - les mouvements du bateau et mets le cap sur Pornic, au portant.

Ca va vite du côté des Piliers. La mer est formée et le bateau accélère sur chaque vague tout en étant facile à contrôler.

10h30 : je préviens Gaël Giraud – que je sais en vacances à Pornic – de mon arrivée. Ca me fera plaisir de le revoir et il pourra peut-être m’aider à réparer.

11h50 : arrivée à Pornic.

Entre 75 et 80 milles parcourus en 20h50, soit pas loin de 4 nœuds de moyenne, ce qui me paraît satisfaisant compte tenu du départ, plutôt lent, et de l’arrivée, ralentie pour ne pas aggraver l’avarie de tête de mat.

Ca fait bientôt 36 heures que je n’ai pas dormi mais je préfère attendre que le dîner soit passé pour prendre ma nuit.

Dîner fort sympathique à Pornic avec Gaël et son épouse.

Rendez-vous est pris pour réparer, demain.

21h : je démarre un lourd somme de 11 heures …

15. Mardi 4 août

10h : je retrouve Gaël à un ponton surplombé d’une passerelle qui devrait permettre de réparer en se contentant d’un demi démâtage. Ca marche. Gaël a apporté des boulons plus longs qui permettent de saisir les derniers filets, intacts, des taraudages destinés à fixer la platine de support du feu de mat ; on ajoute une colle spéciale qui devrait éviter aux boulons de se desserrer et du ruban adhésif destiné au même usage. Et on remâte,  sans difficulté particulière.

Merci Gaël. Cette fois-ci, je pense que la réparation va tenir !

Déjeuner ensemble sur le port. Un peu de repos en attendant le jusant pour partir.

16h : sortie de Pornic.

Petit temps de SO. Clapot.

Le vent mollit progressivement. Le jusant m’aide à sortir de la baie de Bourgneuf par le nord.

20h30 : plus de vent. Moteur.



16. Mercredi 5 août

0h : arrêt moteur. On se traîne. Petite Foule et les Corbeaux ( Ile d’Yeu ) bien visibles sur tribord avant.

2h45 : moteur à nouveau. Pas de vent. Pas de navires. Nuit calme.

4h45 : arrêt moteur. Petit souffle

7h : moteur

9h15 : arrêt moteur. Petite brise. Grosse houle ( 2,50 m ). La terre disparaît quand le bateau est au creux de la vague.

Peu à peu, je contourne les marques des Sables : Petite Barge, le Nouc’h.

11h45 : petite brise à l’approche du chenal des Sables. Bien réglé, au bon plein, Kerlann laisse sur place une dizaine de Hobbie Cat de l’école de voile, au point que lemoniteur me demande en hurlant si ma fusée a un moteur in board !

12h : arrivée aux Sables.

17. Du jeudi 6 au mercredi 12 août

En vacances en famille.

Tout le mode trouve le bateau moderne et joli !

Une sortie « pêche », qui se prolongera vers Yeu, une navigation nocturne et un retour aux Sables à 5h30.

Une petite sortie de nuit avec mon fils aîné, qui a navigué sur tous mes bateaux, y compris de nuit en dormant sur une couchette tandis que je menais le bateau alors qu’il avait moins de dix ans.

Départ à 21h30, retour à 0h00. Bonne brise. Des tours dans le génois et un ris dans GV.

 18.  Jeudi 13 août

Il faut ramener Kerlann à La Rochelle.

12h : sortie des Sables. Petite brise de SO, 2 à 3B.

12h30 : quelques dauphins ( des marsouins ? ) et beaucoup de méduses !!!

13h20 : à la bouée « eaux saines » de Bourgenay

16h : le vent s’est bien levé : NE, force 4 à 5B. Ca va vite, en ciseaux, foc non tangonné . Concentration pour éviter – autant que possible – que le foc ne dévente et ne reprenne en claquant.

Un peu de spi, mais c’est stressant. Comment affaler si ça fraîchit ? Le pilote n’arrive pas à tenir le bateau et on risque le départ au lof ! Au bout d’une heure, j’affale le spi qui, pourtant, tirait bien le bateau dans les vagues ( 5 – 6 nœuds ) et retrouve une allure plus tranquille.

Je me suis fait piéger par les filières des mytiliculteurs, qui ne figurent pas sur ma ( vieille ) carte ! A remonter pour les éviter ! Vite, des tours dans le génois. Bien gité mais toujours aussi sûr, surtoilé pour l’allure, Kerlann remonte et je peux contourner la bouée au vent. Merci petit bateau ! Tu es un vrai voilier ! A nouveau, cap vers le pont de Ré. Plein vent arrière, sous pilote, je prends un ris dans la GV. Je suis une fois de plus étonné de la facilité de cette manœuvre. C’est très sécurisant de savoir qu’on peut prendre un ris facilement quelque soit l’allure.

Le bateau avance bon train.

18h35 : passage du pont de Ré

Je continue, cap plus au sud, vers Aix, distante d’une grosse dizaine de milles.

20h30 : je passe la bouée ouest la plus sud d’Aix, près du phare.

20h45 : prise de corps-mort au fond de l’anse Sainte Catherine. J’aime cette petite anse – sauf quand les vents ont du sud – où les couchers de soleil sont souvent d’un jaune superbe.

19.  Vendredi 14 août

Départ tranquille à 11h. Petite brise de NO. Mouillage à Sablanceaux à 14h45.

20.  Samedi 15 août

Alternance voile et moteur pour rejoindre les Minimes.

Mes fils sont là pour aider à la mise sur remorque.

Dans l’après-midi, après 26 jours à flot et environ 500 milles parcourus, Kerlann retrouve sa remorque.



 

 

 


 



 
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